Les agents et agentes de libération conditionnelle dans la communauté du SCC ne devraient pas effectuer d’analyses d’urine sur les délinquants dans la communauté.

6 avril 2020

Récemment, le SCC a publié une nouvelle note de service intitulée « PROGRAMME D’ANALYSE D’URINE – COVID-19 – CHANGEMENTS TEMPORAIRES » (daté du 24 mars 2020).

Dans cette note de service, il énumère les directives suivantes pour la Communauté :

Dans la communauté, la fréquence des analyses d’urine doit être respectée, sauf s’il est impossible d’assurer l’éloignement social ou si le collecteur refuse d’accomplir cette tâche. Si la fréquence des analyses d’urine ne peut être respectée, d’autres stratégies de surveillance de la condition particulière doivent être mises en place et doivent être documentées dans un dossier.

Le SESJ maintient depuis longtemps la position selon laquelle les agents et agentes de libération conditionnelle dans la communauté ne devraient pas effectuer d’analyses d’urine sur les délinquants dans la communauté. En 2007, lors de la mise à jour de la description de travail des agents et agentes de libération conditionnelle, cette même discussion a eu lieu avec le SCC et il a été convenu que les agents et agentes de libération conditionnelle ne devraient pas effectuer d’analyses d’urine. C’est la raison pour laquelle nous ne le voyons pas dans la description de travail.

Dans le passé, certains de nos membres se sont sentis obligé-e-s d’effectuer les analyses d’urine proprement dites dans les circonstances suivantes

1) lorsque le SCC ne dispose pas de contrats en bonne et due forme;

2) si le délinquant résidait dans une zone rurale où l’analyse n’était pas disponible;

3) si un délinquant se présente au bureau ou à l’établissement et que l’on craint qu’il ne consomme des substances.

Bien qu’une telle mesure n’ait jamais été appuyée par le SESJ, le SCC a donné une formation aux agents et agentes de libération conditionnelle de première ligne pour qu’ils et elles effectuent des analyses d’urine sur une base volontaire.

Le SESJ entend maintenant les préoccupations des agents et agentes de libération conditionnelle de première ligne concernant la sécurité des analyses d’urine effectuées pendant la crise de la COVID-19.

Le SESJ tient à rappeler qu’aucun agent ou agente de libération conditionnelle ne devrait se faire demander ou être contraint de procéder à une analyse d’urine sur un délinquant dans la Communauté à quelque moment que ce soit. Cette obligation devrait être remplie par un entrepreneur.

Si les membres du SESJ se voient demander de faire ces analyses d’urine ou s’ils sont contraints à le faire, ils ou elles sont prié-e-s de communiquer immédiatement avec le président ou la présidente de leur section locale du SESJ. Le SESJ portera alors cette situation à l’attention de la direction du SCC et exigera qu’on y mette fin.

Prenez soin de vous-mêmes en ces temps difficiles.